anne sophie oury 4.jpg
Et s’il fallait exister encore,
Si je pouvais…
Il me faudrait cette roseraie,
Bientôt nue,
dans la lumière de ce matin d’octobre…
Il me faudrait l’église ouverte
où déposer l’ex-voto brodé…

Et que ton nom danse toujours
sur l’ourlet rouge de mes vieilles dentelles!

Prier l’abeille de bien vouloir rester,
encore un peu,
vivante,
les jardins stériles de nous pardonner
l’oubli de leurs berceaux,
et nos enfants
de garder chaude la mémoire,
comme un fardeau voulu,
presque heureux,
de brisures et de chaînes de coeurs.

Texte et photographie ©Asoh

 

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